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Nous avons le plaisir de présenter la première exposition personnelle de Marie Sommer dans le cadre de la 20éme édition du festival Itinéraires des photographes voyageurs se déroulant du 1er au 30 Avril 2011 à Bordeaux. Teufelsberg veut dire en allemand la Montagne du Diable. La première fois que je me suis rendue sur la colline de Teufelsberg, j’y ai seulement vu un espace consacré aux loisirs. Située au sud-ouest de Berlin, cette colline domine la ville et marque la frontière entre la fin de la ville et le début de la grande forêt de Grünewald ; les gens viennent s’y promener, admirer le panorama. Seul point culminant de la capitale, on y vient pour jouer au cerf-volant, pratiquer le parapente ou le VTT. Dans les années 60, on y trouvait aussi une petite station de ski. Plus tard j’ai appris que cette colline était artificielle. Elle a été érigée avec les décombres de la ville bombardée lors de la Seconde Guerre mondiale afin d’ensevelir un des bunkers construits par Albert Speer. Plus tard encore, j’ai visité à son sommet un centre désaffecté d’espionnage américain de la NSA. Depuis la fin de la guerre froide il n’a toujours pas été détruit et ses grandes sphères blanches dominent la colline et la ville. Les photographies retracent ici les différents parcours que j’ai effectués sur « la Montagne du Diable » en 2009 et 2010. Ces images sont aussi confrontées à des documents d’archives trouvés au LandesArchiv Berlin, qui montre la construction de la colline, de la destruction du bunker en 1951 au démantèlement du centre d’espionnage américain en 1992. Teufelsberg, Marie Sommer Marie Sommer vit à Arles. Elle est diplômée de l’ E.N.S.A.D en 2009, étudiante à l’E.N.S.P depuis 2009. Lauréate du concours SFR Jeunes Talents / Le Bal 2009. Publication du livre Teufelberg aux éditions : Filigranes en septembre 2010. L’Itinéraire des photographes voyageurs Il y a vingt ans en 1991, Nathalie Lamire Fabre organisait la première exposition d’Ella Maillart en France, à Bordeaux. À l’origine de ce festival, l’histoire d’une rencontre avec cette femme aventurière et singulière qui avait pour seule ambition de bourlinguer sans jamais raisonnablement songer à mener une vie rangée. Une rencontre passionnante au-delà de ses écrits et de son anticonformisme. « À partir de là, j’ai eu envie de continuer de rencontrer d’autres personnages, pas forcément illustres ou haut en couleur, mais des voyageurs. » Vingt ans que le public est invité à découvrir dans les principaux lieux culturels, des expositions photographiques. De lieu en lieu bordelais, les visiteurs peuvent conjuguer les territoires au pluriel et souligner à la fois la différence et les résonances qui habitent les photographes. Leurs travaux intègrent une démarche intellectuelle au long cours soit à travers le choix d’une technique, d’une géographie ou d’un traitement. Le rôle de cette photographie de voyage est de montrer autre chose, des pays traversés, explorés, vécus et ressentis. Ils n’intègrent pas l’actualité, ils ne sont pas non plus sur le front des grands événements, mais ils s’impliquent dans des démarches longues pour s’engager dans un lieu ou dans des rencontres, pour prendre du recul, s’y mettre en délicatesse, faire connaissance, partir, revenir, puis repartir afin de construire un cadre de lecture pour eux-mêmes et pour les lecteurs de photographies. L’occasion de réunir un mois durant ces portraitistes du monde, tel qu’ils le voient, et d’offrir un travail polyphonique et contrasté. Itinéraires des photographes voyageurs |
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