PASCAL GRANDMAISON
NÉ EN 1975
VIT ET TRAVAILLE À MONTRÉAL, QUÉBEC
RESSOURCES

Cv (.pdf)
EXHIBITIONS

ART FAIR SLICK 08 / 24.10 - 27.10.2008
|
Pascal Grandmaison a très souvent été exposé au Canada et en Europe. En 2006, une exposition personnelle lui est consacrée au musée dʼart contemporain de Montréal, celle-ci ayant été montrée par la suite à la National Gallery of Canada. Il a aussi participé à des expositions collectives au Museum of Canadian Contemporary Art, à la Jack Shainman Gallery de New York ainsi quʼà la Biennale de Prague. Pascal Grandmaison est représenté par la galerie René Blouin de Montréal et par Jessica Bradley Art+Projects à Toronto, Eponyme à Bordeaux.
Le photographe et cinéaste montréalais Pascal Grandmaison prend plaisir à capter les détails presque cachés qui souvent nous échappent dans lʼagitation de la vie du XXIème siècle – la beauté dʼune ligne, le poids dʼun geste. Dans ses photos, il les fait ressortir surtout par les gros plans et les agrandissements. Dans ses films, il utilise aussi ce quʼil appelle « un vrai ralenti », sa façon de ralentir lʼaction alors même quʼelle se déroule1. Pour lui, les détails cachés sont puissants et révélateurs. Par son objectif, les objets ordinaires évoquent des idées complexes et prennent des sens nouveaux.
En fait, la métamorphose est souvent agissante dans ses photos. Un bout de papier froissé devient soudainement une sculpture, un bloc-piles se change en mystérieux paysage urbain et les indications sur lʼobjectif forment une joyeuse fontaine de couleurs. Ses films possèdent une dualité similaire. Dans Double brouillard (2007) et I See You in Reverse [Je te vois à lʼenvers] (2008), lʼaction de la première moitié est méthodiquement rembobinée dans la seconde, ce qui nous donne une perspective différente sur chacune des figures pendant quʼelles se déplacent. Le pouvoir de ses images sʼexplique en partie par cette ambiguïté, une qualité qui nous incite à escompter nos perceptions. Il y a un siècle, Walter Benjamin écrivait sur la capacité de la photographie à « faire ressortir des aspects de lʼoriginal qui échappent à lʼœil et ne sont saisissables que par lʼobjectif ». Dans ses images, Grandmaison va plus loin et utilise lʼobjectif pour remettre en question lʼautorité de lʼinformation visuelle. Il nous fait réfléchir à notre façon de voir – certes avec nos yeux, mais aussi avec lʼœil sans doute perfectionné de lʼobjectif.
La photo et le cinéma ont toujours permis dʼétendre nos limites visuelles. Mais quelles sont-elles ? Comment les définir ? Peuvent-elles être dépassées ? Les images intrigantes de Grandmaison offrent des points de départ pour répondre à ces questions.
|